Députée de la Drôme
Membre de la Commission des Affaires étrangères
Présidente de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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Audition de Briseida Mema, correspondante de l’AFP à Tirana et Mirela Kumbaro, ancienne ministre de la Culture, au groupe d'amitié France - Albanie

En Commission des Affaires étrangères

Le groupe d’amitié parlementaire France-Albanie, que je préside, s’est réuni en visioconférence, le 15 avril, autour de Briseida Mema, correspondante de l’AFP à Tirana et Mirela Kumbaro, ancienne ministre de la Culture, députée présidente du groupe d'amitié parlementaire Albanie-France, et candidate aux législatives du 25 avril.

Toutes deux s’exprimaient sur ces élections dont la campagne fut émaillée de violences et dont l’enjeu était important. En effet, trente ans après la sortie de la dictature, la démocratie albanaise doit encore prouver sa solidité, le bon déroulé de ces élections étant une condition sine qua non fixée par Bruxelles à l’ouverture de négociations vers une adhésion à l’Union européenne.

Elles voyaient principalement s’affronter le premier ministre sortant socialiste, Edi Rama, et Lulzim Basha à la tête de la principale force d’opposition depuis 2013, le Parti démocratique (PD), de centre droit.

Mettant en avant le renforcement des institutions ainsi que les investissements réalisés dans les infrastructures Edi Rama, n’en n’est pas moins critiqué pour sa pratique du pouvoir verticale et de plus en plus autoritaire, notamment depuis 2017 et l’obtention de la majorité absolue par le PS. Des scandales de corruption autour de l’attribution des chantiers publics ont rythmé son dernier mandat et l’opposition n’a cessé d’accuser le pouvoir socialiste de liens avec les trafiquants de drogue. Lulzim Basha axait sa campagne sur l’économie et promettait de mettre fin à l’érosion de la démocratie en obtenant l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE, plusieurs fois reportées.

Les élections se sont déroulées selon un processus très strict et sous l'oeil des observateurs internationaux. Malgré de nombreuses entorses aux règles sanitaires et un nombre étonnamment élevé de bulletins nuls, les élections ont été déclarées équitables et les résultats proclamés officiellement.

C’est finalement Edi Rama qui a remporté les élections pour la troisième fois consécutive - un record depuis que le pluralisme existe dans l’ancienne république socialiste - avec près de 49% des suffrages.


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