Députée de la Drôme
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En Commission des Affaires étrangères

Lors de la commission des Affaires étrangères du mercredi 5 février 2020, nous avons auditionné en commission des affaires étrangères M. Jean Jouzel, climatologue, directeur de recherche émérite au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), président de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDD).

 

Retrouvez mon intervention ci-dessous :

 

Présidente: Mireille Clapot.

 

Mireille Clapot: merci Madame la présidente, et merci Monsieur Jouzel c'est un honneur très sincèrement de vous avoir ici.

Je voudrais attirer l'attention de ceux qui nous regardent sur les bouleversements géopolitiques qui résultent du réchauffement climatique, en d'autres termes, le réchauffement climatique n'est pas une mauvaise affaire pour tout le monde.

Je pense par exemple à la Russie, qui va voir le permafrost, ce qu'on appelle en français le pergélisol, fondre libérant ainsi l'accès à des métaux précieux. C'est une vision à court terme bien sûr mais qui peut profiter à la Russie.

On sait que la libération du gaz à effet de serre va être une bombe à retardement.

 

Ma question va plutôt porter sur l'ouverture de la route maritime de l'Arctique pour cette même Russie. Les autorités russes ont parfaitement saisi l'opportunité stratégique d'ouvrir une route commerciale, qu'elles appellent la route maritime du nord, qui part de Mourmansk, plus grande ville russe du cercle Arctique, et qui va se terminer au détroit de Béring. Or pour l'instant c'est un essai, cette route n'est pas commercialement viable, parce qu'il est possible d'y naviguer seulement trois mois par an.

 

Cependant, le volume des cargaisons qui va l'emprunter ne cesse d'augmenter ces dernières années; l'objectif étant d'atteindre 80 millions par an d'ici 2025. Bien sûr, cette route maritime qui longe les côtes septentrionales la Sibérie, va permettre à la Russie d'exploiter les énormes richesses en pétrole, gaz, et minerais, dont le nickel et cobalt.

 

Le risque bien sûr, c'est de fragiliser encore davantage cette zone en l'exploitant, et pour y remédier la Russie propose un aménagement du territoire avec des réserves naturelles protégées qui cohabiterait avec des zones d'exploitation.

 

Qu'en pensez-vous? Est-ce possible de parvenir à trouver un équilibre entre développement économique d'une part, et préservation de la nature Arctique, avec ces bio système unique, d'autre part?

 

Merci.

Commission des affaires étrangères : audition de M. Jean Jouzel, climatologue

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