Députée de la Drôme (1ère circonscription)
Présidente de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères

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Un appel à dépassionner le débat

04 Mai 2018 Mireille Clapot Presse

Dauphiné Libéré - Thibault Carage - 4 mai 2018

A-t-elle manqué « de courage politique » en reportant la réunion publique, prévue hier soir à Valence, sur la loi asile et immigration, comme l’affirmaient dans un communiqué les militants de Valence insoumise ? « Ils sont souvent dans l’outrance… Je le répète, ils sont les bienvenus pour parler de ce sujet », répond Mireille Clapot. Car la députée LREM de la 1re circonscription de la Drôme veut laisser ouverte la porte du débat et organiser cette fameuse réunion publique « dans un délai court ». Sous conditions.

« Un débat doit être régulé »

« Cette loi mérite des explications, et je le ferai », promet-elle. Si elle a reporté la réunion publique, c’est, dit-elle, uniquement car elle a été « dépassée par l’affluence ». Et ce, malgré le déménagement prévu dans une salle pouvant aisément accueillir plus de 100 personnes… « Sur les réseaux sociaux, notre invitation a beaucoup tourné. Beaucoup de “marcheurs” étaient également intéressés. Quand on a fait le calcul… »

Mais au-delà du nombre, la députée avoue à demi-mot que le report est également dû à la passion que génèrent cette loi et les prises de position. « Un débat doit être régulé, se dérouler de manière détendue en assurant la sécurité de tout le monde. Il faut dépassionner tout cela. »

Et cette opération passe par un mot qu’elle répète à l’envi, à l’instar du gouvernement : « équilibré ». Pour Mireille Clapot, le texte de loi asile et immigration débattu, amendé et voté, permet de « faciliter l’intégration des personnes en situation régulière » tout en « renforçant la lutte contre l’immigration irrégulière ».

Hier, la députée a rencontré des représentants d’associations venant en aide aux migrants. Ceux-ci ont pu échanger et faire remonter leurs inquiétudes, notamment à propos de la diminution du délai de recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile d’un mois à 15 jours. Bientôt, le débat devrait être plus large.


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