Députée de la Drôme (1ère circonscription)
Présidente de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères

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Opinion publique, classe politique et guerre en Ukraine: mon interview sur RFI


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Interview du 1er mars 2023, à 19h15 sur RFI.

 

Journaliste :

Il y a un an, le début de la guerre révélait les divergences de point de vue de la classe politique française sur la question. Un an plus tard, nous allons parler du consensus, ou non, au sein de la classe politique pour soutenir l’Ukraine.

Bonjour Madame Clapot. Vous êtes députée de la Drôme, Vice-Présidente de la Commission Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale. Vous revenez d’un voyage à Kyiv avec une délégation de Présidents et Vice-Présidents des Commissions des Affaires Etrangères de 14 pays européens. Il y a un, au début de la guerre, on voyait des divergences de point de vue au sein de la classe politique française sur la question. Un an plus tard, y-a-t ’il un consensus au sein de la classe politique pour soutenir l’Ukraine ?

 

Mireille Clapot :

Il me semble que oui. L’opinion publique, dans son ensemble, reste sur la ligne du gouvernement ; c’est-à-dire aide militaire et humanitaire, soutien à l’adhésion future à l’Union Européenne. Et je trouve qu’au niveau de la classe politique, soit dans ce que je constate à l’Assemblée, soit dans ce que j’entends dans les conversations, il me semble que oui, il y a consensus pour soutenir l’Ukraine.
 

Journaliste :

En tout cas, on entend moins les voix discordantes, on pense aux blocs RN, LFI, PCF ou encore LR pour qui les choses étaient moins limpides il y a un an.

 

Mireille Clapot :

Oui, la fascination qu’il y a pu y avoir pour la Russie, pour un régime fort, un Etat immense avec des atouts, des ressources et un discours sur l’humiliation, – pour un certain narratif comme on dit – il a pu séduire dans les extrêmes de la classe politique. Je pense que ce n’est plus le cas puisque depuis cette agression qui a eu lieu le 24 février 2022, l’on s’aperçoit que ce narratif et la désinformation organisée méthodiquement servait à préparer l’agression qui a eu lieu et les délires de Poutine qui parle de « dénazifier » l’Ukraine et qui, visiblement, voulait sa revanche sur l’indépendance de l’Ukraine. Si on relit tout ce qui nous a été raconté par la Russie, on s’aperçoit qu’on ne peut pas y adhérer, d’où, je trouve, un rétropédalage d’une grande partie de la classe politique des extrêmes, gauche et droite.

 

Journaliste :

Du point de vue de l’opinion publique des Français, quel regard porte-t-on sur le conflit un an après qu’il ait débuté ?

 

Mireille Clapot :

Je voudrais d’abord rendre hommage aux médias français. Certains l’ont d’ailleurs payé de leur vie, comme le journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff qui est mort là-bas. Les médias ont très bien réagi, ils ont donné beaucoup d’informations. Je ne vois pas beaucoup de bêtises qui sont dites ou écrites. On a aussi réussi à mettre de côté toute la propagande russe comme Russia Today  et Sputnik et donc, nos concitoyens, du plus éduqué au moins éduqué, et étant députée je le vois bien car je suis beaucoup en circonscription, ils voient les réalités des exactions, des bombardements, des victimes civils, des tortures, des kidnappings d’enfants… Et je pense que même si les sondages montrent que cela s’érode un peu dans les conversations, ils continuent à être intéressés par le sujet et c’est tant mieux.

 


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