Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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En Commission des Affaires étrangères

Mercredi 4 avril, j’ai présenté en commission des Affaires étrangères le rapport de la mission d’information sur la place des femmes dans la diplomatie avec la députée Laurence Dumont (NG), mission dont nous sommes toutes les deux rapporteures.

Dans un contexte international de remise en question des droits des femmes, nous appelons à l’affirmation d’une diplomatie féministe. L’égalité femmes-hommes fait partie de l’ADN diplomatique de la France et a été déclarée « grande cause du quinquennat » par notre Président.
Cependant, sur le plan opérationnel, notre pays était encore ces dernières années dans une logique de rattrapage en matière de prise en compte de l’égalité femmes-hommes dans sa politique extérieure.
Elle doit maintenant s’affirmer en leader sur ces questions.

Je salue l’adoption par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le 8 mars 2018, d’une stratégie internationale d’une ampleur inédite en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui couvrira désormais l’ensemble des domaines de la politique étrangère française et non uniquement la coopération et le développement.
Nous pouvons compter sur une volonté politique forte affirmée par le Président de la République, Marlène Schiappa, Nathalie Loiseau et Jean-Yves Le Drian.

Avec la ferme volonté d’agir en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, il est possible d’impulser une dynamique puissante.

Nourri par sept mois de travaux, des rencontres avec des institutionnels, des chercheurs, des représentants des ONG et d’entreprises et d’une mission à la 62ème session de la Commission de la condition des femmes à New York, notre rapport propose 100 pistes concrètes pour que cette volonté politique se traduise dans les faits.

Pour cela, il faut :

- être exemplaire et promouvoir des initiatives fortes lors des grandes réunions internationales. A ce titre la présidence française du G7, qui suivra celle du Canada ayant fait de l’égalité femmes-hommes l’un des piliers de sa présidence, sera un test pour le gouvernement français.

- se donner les moyens financiers et humains. Dans le rapport, nous faisons des propositions concrètes pour que la nouvelle stratégie soit réellement accompagnée de moyens financiers. Nous préconisons aussi de renforcer les moyens humains alloués à l’égalité.

- mener une politique offensive autour de trois grandes priorités: la transition démocratique avec une participation plus accrue des femmes à la vie politique ; la transition sociétale par la lutte contre les discriminations et les violences, ainsi que l’accès à l’éducation et à la santé ; la transition économique et écologique via l’intégration des questions de genre à notre diplomatie climatique.

En tant que vice-présidente de la commission des Affaires étrangères, je poursuivrai le travail commencé lors de cette mission et continuerai de porter les projets et actions en faveur de l’égalité femmes-hommes dans la diplomatie.

 

20180404 CAE rapport place des femmes

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