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En Commission des Affaires étrangères

Lors de la commission des Affaires étrangères du mercredi 19 juin 2019, nous avons assisté à la présentation du rapport d'information sur "Mers et océans: quelle stratégie pour la France?" de  Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Joachim Son-Forget.

 

Retrouvez- le texte de mon intervention ci-dessous :

 

Mireille Clapot: Merci madame la Présidente, comme vous l'avez dit, les mers et les océans, au fond, c'est la nouvelle frontière pour les décennies qui viennent.

Je voudrais vraiment, très sincèrement, féliciter les rapporteurs.

J'ai appris beaucoup de choses, et votre rapport couvre un large spectre. Il est à l'image de l'éclectisme de l'attelage que vous formez, donc merci. Je vais vous parler d'un tout autre sujet, je dis que votre rapport est presque exhaustif, mais je vais vous parler de béton. Alors, d'habitude je m'intéresse plus pour des raisons littéraire à l'éventualité d'un pont qui permettrait de franchir le détroit de Béring, mais ça je ne vais pas vous en parler.

 

Je vais vous parler de la muraille du Japon. Vous savez que le Japon le 11 mars 2011 a été traumatisé par un tsunami qui a ravagé ses côtes au large de la région du Tohoku, et dix-neuf mille personnes ont perdu la vie. Bien sûr, nous pensons au tsunami qui a causé le drame de Fukushima.

 

Le Japon fait ériger sur 450 km une muraille en béton contre le pacifique.

Les autorités pensent que même si la vague est plus haute que cette muraille en fait ça va retarder l'inondation et ça laissera plus de temps pour l'évacuation. Les travaux ont été plus ou moins imposés à une population qui est meurtrie et traumatisée. Ces travaux sont estimés à 12 milliards de dollars, et ont relancé l'économie locale, il faut le dire au détriment de la construction de logements et donc du relogement.

 

Il y a un artiste japonais Tadashi Ono qui a photographié les murailles, et qui a cette formule, il dit "que ses murs véhiculent un message inédit de la part d'une nation maritime. Le refus du dialogue avec l'océan qui l'a fait vivre durant deux mille ans." Au final, ces murs pourraient se révéler une protection factice, qui prive même les riverains de la vision de l'océan et donc de l'observation des signaux et de la bonne réaction à avoir quand on voit la mer se retirer, c'est-à-dire se réfugier sur les hauteurs. La brise de mer, également, est coupée, ce qui aggrave la chaleur, les conséquences écologiques ne sont pas mesurées. Est-ce que vous avez, en plus de tous les sujets que vous avez traités, une idée sur cette première?

Merci.

 

Marielle de Sarnez: Vous avez parfaitement raison. J'invite les collègues à regarder les photos, qui sont terrifiantes. Quand on voit les villages de pêcheurs regarder aujourd'hui les murs, et ne plus voir la mer, tout ceci pose une question lourde.

Rapport d'information sur "Mers et océans: quelle stratégie pour la France?"

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