Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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Actualité

Vladimir Poutine a rencontré Emmanuel Macron le 19 Août à Brégançon. Tous deux sont présidents d'un pays membre du conseil permanent des Nations Unies. L'un, réélu en mars 2018 à la tête d'un pays de 180 millions d'habitants encore traumatisés et nostalgiques de l'Empire Soviétique. L'autre, porté au pouvoir par un immense espoir réformateur à la tête d'un pays de 66 millions d'habitants, habité par la perspective de redonner une voix à la France sur la scène internationale.

Vladimir, adepte des rapports de force, ne dédaignant pas de sacrifier des vies humaines, et Emmanuel, fin lettré et nourri d'esprit entrepreneurial, pour qui libérer et protéger sont les maîtres mots de la transformation.

Alors, oui, il fallait que cette entrevue ait lieu. Que cette grande nation russe, proche de la France, malgré tous ses agissements contraires au droit international, voie son leader reçu et reconnu comme un acteur incontournable par le jeune président qui s'est imposé depuis mai 2017. On ne discute pas qu'avec ses amis, et pouvoir se dire les yeux dans les yeux les convergences d'intérêts et le rappel de principes fondamentaux, c'est un passage obligé pour tout homme d’État de cette stature. Emmanuel Macron n'oublie pas que jusqu'en 2014, la Fédération de Russie faisait partie de ce club des pays les plus riches, qu'on appelait alors le G8. Hélas, les agissements, pas clairement assumés, de l'armée russe et des paramilitaires en soutien aux forces séparatistes dans l'Est de l'Ukraine, puis l'annexion de la Crimée après une mascarade de référendum, ont fait craindre au camp occidental que la volonté de revanche de la Russie l'amènerait à piétiner le droit international. Il fallait marquer sa réprobation : par des sanctions, par une mise à distance. Ce fut fait, et c'était justifié.

La France a été volontariste depuis, que ce soit dans ce conflit ou sur le tragique théâtre syrien investi par l'armée russe. La France veut la paix , et sait que seul un chemin politique y conduira.

Plus récemment, les répressions de manifestations et les manœuvres visant à intimider les candidats aux élections ont confirmé l'attirance de la Russie pour des méthodes fortes, que désapprouvent la France et le concert des nations démocrates. Cette désapprobation doit aussi être exprimée, sans craindre une réplique qui fait partie du jeu oratoire.

Avec opiniâtreté, la France chemine donc sur cette étroite ligne de crête consistant à soutenir des processus de paix (processus de Minsk, accords de Genève pour la Syrie, etc.) tout en faisant entendre une voix singulière. Le contexte particulier de la présidence française du Conseil de l'Europe et du G7 l'y incite. Le président de la République a donc raison d’ouvrir un dialogue franc avec la Russie, sans complaisance et avec fermeté, dans l’intérêt de la France et de l’Union européenne. Dans la durée, c'est la meilleure voie qui est ainsi choisie.


 

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