Députée de la Drôme
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En Commission des Affaires étrangères

Lors de la commission des Affaires étrangères du mardi 24 juin 2019, nous avons assisté à l'audition de M. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères sur le sujet "quel rôle pour la France dans les tensions internationales?"

 

Retrouvez ma question ci-dessous.

 

Marielle de Sarnez: Merci madame la députée. Mireille Clapot.

 

Mireille Clapot: Merci madame la présidente et merci monsieur le Ministre pour vos éclairages toujours très intéressant. 

 

Ma question va porter sur le processus d'adhésion de la Macédoine du Nord et de l'Albanie à l'Union européenne. 

 

L'Union européenne a décidé le 18 juin de différer au mois d'octobre sa décision d'engager ou non les négociations pour une adhésion de ces deux pays. Les ministres des Affaires européennes de l'Union ont annoncé dans leur conclusion que le conseil reviendra sur cette question en vue de parvenir à une décision claire dès que possible, et au plus tard en octobre 2019. La commission avait pourtant recommandé en mai dernier une telle ouverture au vu des progrès accomplis par les deux pays, en réponse aux demandes pressantes de réforme de l'Union ces dernières années.

 

La Macédoine du Nord candidate depuis 2005 a réglé l'an dernier le problème de son nom, celui de Macédoine choquait la Grèce. L'Albanie, candidate depuis 2014 a aussi avancé dans sa lutte contre la corruption et le crime organisé, via notamment une réforme cruciale du système judiciaire. La plupart des États membres sont prêts à engager ces négociations, mais la France, les Pays-Bas et le Danemark freine le processus d'adhésion, de même que l'Allemagne, qui a des réserves, car elle doit consulter au préalable le Bundestag.

 

Alors, pourquoi selon vous, des États membres de l'Union européenne, dont la France, freinent ce processus d'adhésion alors que nombre d'exigences ont été remplies. Je voudrais, s'il vous plaît compte tenu de votre finesse d'analyse, sortir de la vision binaire traditionnelle, élargissement contre approfondissement, est-ce que vous ne pensez pas que si ces deux pays voyaient leur demande rejetée, et même, s'il y avait des couplages, c'est à dire l'un accepté et l'autre refusé, il y aurait une frustration dans les populations concernées avec des désordres sociaux; et que ces pays fragiles pourraient se tourner vers d'autres puissances comme la Russie, la Turquie ou la Chine? 

 

Je rappelle qu'on parle là de pays qui ont respectivement 2 millions d'habitants pour la Macédoine, et 2,8 millions d'habitants pour l'Albanie, à comparer aux 512 millions d'habitants l'Union européenne. Merci.

 

Marielle de Sarnez: Merci beaucoup.

Audition de M. Hubert Védrine

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