Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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Le Président de la République et la Ministre des Solidarités et de la Santé ont présenté mardi 18 septembre la stratégie de transformation du système de santé.

Ce que le gouvernement propose, c’est une transformation du système de santé dans sa globalité, c’est-à-dire non pas en essayant de colmater les brèches mais en traitant les problèmes à la racine.

Le plan « Ma Santé 2022 » c'est une meilleure organisation des professionnels de santé, pour remettre les patients au centre du système et garantir l’accès aux soins partout sur le territoire.

Quels sont les vrais problèmes que rencontrent les Français ?

C’est avoir accès à médecin dans la journée en cas de nécessité près de chez eux. C’est se retrouver aux urgences pour des problèmes qui ne relèvent pas des urgences (cette situation est l’exemple même du fait que notre système de santé ne fonctionne plus correctement).

 

Que disent les soignants ?

Qu’ils veulent retrouver du sens, qu’ils ont besoin de temps pour mieux soigner.

Ce que le gouvernement propose avec « Ma Santé 2022 » c’est une meilleure organisation des professionnels de santé, au bénéfice des patients comme des soignants. C’est rassembler les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour d’un projet de santé adapté aux besoins des Français dans les territoires.

"Ma santé 2022" doit permettre de garantir la possibilité pour chaque Français d’avoir un médecin traitant, de pouvoir avoir un rendez-vous tous les jours de la semaine jusqu’en soirée et le samedi matin, de faciliter l’accès de tous les patients à des médecins spécialistes, de maintenir à domicile le plus possible les personnes fragiles, âgées ou présentant plusieurs pathologies.

 

Pour cela, le maître-mot est le collectif. Nous avons besoin de l’engagement de tous les professionnels de santé. Toutes les structures, privées, comme publiques, devront travailler ensemble.

 

  • L’objectif est la fin de l’exercice isolé de la médecine d’ici 2022 par la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui mailleront le territoire. Tous les professionnels d’un territoire devront s’organiser pour répondre aux besoins de soins de la population. Ces CPTS assumeront un certain nombre de missions, dont les "urgences de ville", pour décharger les urgences hospitalières qui doivent se concentrer sur les situations vitales. Une partie de la rémunération des professionnels sera conditionnée à l’adhésion à une CPTS.

 

  • Pour redonner du temps aux médecins pour soigner, "Ma Santé 2022" va aussi s’appuyer sur des nouveaux métiers, comme les assistants médicaux qui pourront assurer un certain nombre de missions à leur place. 4000 postes seront financés d’ici 2022. Le plan prévoit d'envoyer et de financer 400 médecins généralistes salariés dans des déserts médicaux pour permettre aux patients d’accéder à une consultation généraliste.

 

  • A. Buzyn en a pris l’engagement : aucune structure ne fermera, mais cela ne signifie pas qu’il ne doit pas y avoir d’évolution dans leur mission (A. Buzyn, Le Parisien, 17/09/2018). Nous allons repenser l’offre hospitalière avec notamment des hôpitaux de proximité pour les soins du quotidien. Les premiers "Hôpitaux de proximité" seront labellisés en 2020 (objectif de 500 à 600 d’ici 2022), plus que jamais nécessaires dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation des maladies chroniques.

 

  • Ma Santé 2022 fait aussi de la qualité et de la pertinence des soins un enjeu prioritaire : pour un certain nombre de maladies (maladies chroniques), on met progressivement en place des parcours de soins c’est-à-dire qu’on diffusera les bonnes pratiques et que le patient n’aura pas à faire le lien entre les différents professionnels de santé. C’est aux soignants de se coordonner.

 

  • La qualité est également ce qui doit présider au mode de financement, en allant vers une limitation progressive la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte (des financements au forfait pour la prise en charge de certaines pathologies chroniques comme le diabète). La qualité est aussi ce qui doit être au cœur des pratiques professionnelles, avec une évaluation des résultats des soins à partir de l’expérience des patients.

 

  • On ne peut pas repenser le système de santé sans repenser la manière dont on forme les soignants et dont on pense leur carrière. Sur le premier point, le numerus clausus et les épreuves nationales classantes seront supprimés. Deux objectifs principaux : une orientation progressive encourageant les passerelles et la diversification des profils et une définition plus pertinente des choix de spécialités des étudiants.

 

  • Le financement est à la hauteur des ambitions de cette stratégie de transformation. Avec un taux d’évolution exceptionnel de l’ONDAM de 2,5 % en 2019 (plus élevé que l’engagement du Président, qui était de 2,3 %, et le plus élevé en 6 ans), ce sont 400 M € supplémentaires qui seront engagés pour cette transformation dès 2019, avec un effort particulier pour l’outre-mer.

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