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Presse

Le Dauphiné Libéré - 16 septembre 2019

Mireille Clapot se mouille, un peu, sur le projet de centre aqualudique de l’Épervière. La députée LREM de la 1re  circonscription de la Drôme n’est pas catégorique, mais questionne : l’équipement est-il bien positionné à moins de 100 mètres de l’A7 ?


Elle déteste les avis tranchés. Mireille Clapot préfère user le fameux "en même temps" rendu célèbre par Emmanuel Macron. La preuve, sur le centre aqualudique de l’Épervière : «Je fais confiance à l’État et aux collectivités locales, mais j’ai un petit doute… Les inquiétudes qui s’expriment sont légitimes.» Elle «n’a pas d’avis», mais reconnaît être «perplexe».

 

Jusque-là en retrait sur le sujet, la députée LREM de la 1recirconscription a décidé de briser le silence lundi 16 septembre. Elle a profité de la visite à Valence de Claire Pitollat, elle aussi députée de la majorité dans les Bouches-du-Rhône et présidente du groupe d’études Air et santé à l’Assemblée nationale, pour dresser un point complet.

 

L’étude d’impact sanitaire ne les convainc pas


Les deux parlementaires ont ainsi rencontré les représentants du collectif de médecins qui a alerté sur les dangers sanitaires de l’implantation du centre aqualudique, puis Lionel Brard, adjoint à la Ville et vice-président de l’agglomération en charge de l’écologie et de la santé. Elles ont terminé la journée dans les locaux d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Bilan des rencontres ? Claire Pitollat s’avoue «surprise» par le choix de l’emplacement retenu par Valence Romans agglo. «Quand on regarde la carte d’Atmo (association agréée de surveillance de la qualité de l’air, NDLR), on voit bien que la qualité de l’air est hautement dégradée dans cette zone.» Et d’ajouter : «Il va falloir faire beaucoup d’information aux citoyens. »

Sa collègue drômoise, Mireille Clapot, abonde : «Il est important de montrer des preuves au grand public.» Et dans ce cadre, l’étude d’impact sanitaire ne suffit pas vraiment à lever le doute de la présidente du groupe d’études Air et santé à l’Assemblée. «L’étude ne concernait pas l’implantation d’un centre aqualudique, mais le parc de l’Épervière. C’est regrettable.»

Si Mireille Clapot ne demande pas une nouvelle étude, les deux parlementaires souhaitent revoir dans l’avenir les modalités des enquêtes publiques et des expertises. «Nous devons comprendre comment on en arrive là, pourquoi il y a des rendez-vous ratés. Le dossier doit être creusé par l’État. Et si nous estimons que la législation ne suffit pas, il faudra la changer.» De quoi remettre en cause le centre aqualudique de l’Épervière ? Bien sûr que non, le projet répondant à toutes les obligations légales et la construction ayant bien avancé.

Mais Claire Pitollat prévient : la création d’équipements de sports et de loisirs dans des secteurs où la qualité de l’air est fortement dégradée pourrait bien s’arrêter dans un avenir proche.

 

«Nous ne sommes pas sur un projet écologique, avec une réelle dynamique. Ce genre de projet pharaonique répond-il à une demande des gens ? Cette question, nous devons nous la poser.»

Claire Pitollat Députée LREM des Bouches-du-Rhône et présidente du groupe Air et santé à l’Assemblée nationale


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