Députée de la Drôme
Membre de la Commission des Affaires étrangères
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En Commission des Affaires étrangères

Lors de la commission des Affaires étrangères du mercredi 5 juin 2019, nous avons assisté au compte rendu de M. Bruno Joncour de sa mission dans les territoires palestiniens au titre de président du groupe d’études à vocation internationale France-Palestine.

 

Retrouvez- le texte de mon intervention ci-dessous :

 

Marielle de Sarnez: Merci monsieur le député, Mireille Clapot.

 

Mireille Clapot: Merci Madame la présidente. 

 

Je crois que le simple fait que ce conflit israélo-palestinien soit à notre agenda, à l'agenda de notre commission des affaires étrangères, c'est une bonne nouvelle. Je regrette bien sûr que notre collègue Meyer Habib est quitté la salle, il a mis beaucoup de passion dans son intervention et à partir du moment où l'Holocauste est mentionné d'une certaine façon c'est ce qu'on appelle le point Godwin et c'est difficile de discuter rationnellement.

 

Il y a eu beaucoup de propos modérés qui ont été tenus ensuite je pense en particulier aux propos du collègue Hutin qui a parlé de peuples martyrs, et donc moi je rends hommage à la modération général des propos, parce que chaque mot blesse, le choix de chaque mot peut entraîner des colère. 

 

Vous, les membres de la délégation, vous nous avez vraiment fait un exposé très impressionnant, vous avez fait part de votre choc, de la désespérance des peuples. Je vais essayer de me dégager de cette émotion, et puis de faire référence au droit international, et en particulier aux droits humains mais surtout aux droits de l'enfant. C'est quelque chose évidemment que vous n'avez pas vu, j'imagine, pendant votre voyage, mais ce qu'on ne voit pas n'est pas pour autant inexistant, puisque nous avons tous les moyens de s'informer, et donc je voudrais rappeler en préalable qu'il existe un droit de l'enfant, et une Convention Internationale des droits de l'enfant qui était ratifié par Israël. 

 

On va parler maintenant de droits qui ont été reconnus par Israël et ce quelle que soit la situation qu'on sait difficile vous l'avez évoqué avec les territoires palestiniens. On constate hélas, je cite des témoignages d'ONGs et de l'UNICEF, parmi les 5450 palestiniens qui sont détenus pour des raisons politiques, il y a 205 enfants dont 32 de moins de 16 ans. C'est à dire qu'on parle de mineurs, mais on parle aussi d'enfants très jeunes.

 

Chaque année Israël poursuit 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires. L'accusation la plus répandue envers ses enfants c'est le jet de pierres. Le jet de pierre est un crime passible de 20 ans de prison. Les enfants emprisonnés font état de brutalités, de violences physiques, de violences verbales, d'humiliations, et ce durant l'arrestation et durant la détention. Ils sont parfois détenus avec des adultes, et même parfois à l' isolement. Ce sont des sources ONG alors on peut les contester mais ce sont des sources concordantes.

 

Ces enfants sont soumis à des tentatives de recrutement comme informateur; on leur fait signer des textes en hébreu, les familles ne peuvent pas les visiter dans les centres d'Ofer, Megiddo, Ashkelon. L'UNICEF a pointé également les 40 décès d'enfants, les 3000 enfants hospitalisés ou blessés durant les manifestations qui étaient devant la barrière de sécurité

depuis le 30 mars 2018. Tout ceci qui n'est pas exhaustif, n'est évidemment pas conformes au texte que j'ai mentionné, la Convention Internationale des droits de l'enfant, je le répète ratifié par Israël.

 

Avez-vous pu évoquer ce sujet durant votre voyage?

 

Merci.

Mission dans les territoires palestiniens

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