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Ce 10 décembre, nous célébrons le 69ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui a porté pour la première fois l'affirmation mondiale de la dignité et de l'égalité inhérentes de tous les êtres humains.
De retour d’une mission à Genève pour rencontrer plusieurs organisations oeuvrant en faveur de la santé mondiale, je souhaite réaffirmer haut et fort que ces valeurs guident mon action, comme députée de la nation tout comme députée ancrée dans mon territoire.
La France a consacré en 2017 0,38% de sa richesse nationale à l’aide publique au développement et va l’augmenter de façon significative en 2018, première étape positive vers les 0,55% promis pour 2022. C’est encore en dessous des 0,7% désormais fléchés par le Royaume-Uni ou l’Allemagne, mais cela relance une démarche doublement vertueuse : pour les pays bénéficiaires comme pour l’image de la France dans le monde. Diminuer d’un tiers  la mortalité due au sida, à la tuberculose et au paludisme, sauver des millions d’enfants par des campagnes de vaccination massive, soutenir les systèmes de santé des pays émergents pour que leurs populations aient accès à la santé et à l’éducation, cela prépare un monde meilleur. Au-delà de ce soutien à la santé, mon combat sera pour une approche qui favorise les droits des femmes et l’égalité hommes/femmes, qui aide les femmes à devenir actrice de leur vie professionnelle et privée. Je suis rapporteure d’une mission parlementaire sur cette approche « genrée » de la politique extérieure de la France. Inviter des femmes représentantes de la société civile à la table des négociations dans la résolution des conflits, permettre l’accès à la propriété, examiner chaque projet d’investissement à la lumière de ce qu’il améliorera dans la vie des femmes, ce sera un grand progrès qui pourra accélérer la libération des femmes des nombreux asservissements qui les entravent : privation de droits, violences, mutilations. Cela leur permettra d’aller à l’école , de choisir leur mode de vie et de voir leurs droits pleinement reconnus.
Députée de la nation, mon pouvoir n’est pas de changer tout ce qui ne va pas, mais je dois, au sein de l’Assemblée nationale,  affirmer un cap et soutenir ceux qui s’y emploient localement. Pour ma part, je choisis, en ce jour anniversaire du 10 décembre, d’affirmer mon soutien aux défenseurs des droits humains. Amnesty International a ainsi mis en lumière des figures emblématiques de cette lutte pour les droits humains. J’ai rencontré personnellement l’avocat Farid Al Atrash et le citoyen Issid Amro, de passage à Paris. Ces deux Palestiniens ont été arrêtés lors d’une manifestation pacifique contre la colonisation israélienne  et traduits devant une cour militaire qui juge à charge. Libérés sous caution, ils attendent leur jugement et craignent plusieurs années d’emprisonnement. J’ai alerté le président Macron et le ministre Le Drian sur leur cas, dans la perspective de la visite du président israélien Netanyahou à l’Elysée qui se tient ce dimanche. Je voudrais exhorter les simples citoyens français à soutenir cette démarche. La décision regrettable du président américain de désigner Jérusalem comme siège de l’ambassade des Etats-Unis en Israël comporte un fort risque de regain de tension dans cette région . C’est l’occasion de réaffirmer que toute personne doit pouvoir s’exprimer et voir ses droits respectés.
Enfin, le respect des droits c’est aussi en France, dans nos villes et nos territoires.  Permettre à chacun d’avoir chez lui un repos paisible préservé des nuisances du voisinage, faire cesser des activités qui troublent l’ordre public et le vivre-ensemble, rendre accessibles des logements adaptés à la taille de chaque famille et respectueux de l’écologie, proposer des moyens de transport conciliant aménagement du territoire et accès à l’emploi, faciliter l’accès à l’éducation scolaire, sportive et culturelle, ce sont des projets pour lesquels je m’engage. Parfois cela passe par des investissements publics, parfois par la libération des énergies privées, parfois par un rééquilibrage des dépenses publiques. Parfois cela passe aussi par un rappel à la loi, dans un état de droit qui produit des jugements et fait appliquer ses décisions.
Le 27 mars 1958, à l'occasion du dixième anniversaire de la DUDH, Éléanor Roosevelt, qui présidait la Commission des Droits de l'Homme à l'ONU, soulignait l'universalité des droits et en même temps les responsabilités qu'ils impliquent. Je fais miens aujourd'hui ses propos :
« Où commencent les droits universels, après tout ? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte du monde. Ils constituent pourtant l'univers personnel de chacun : le quartier où l'on vit ; l'école ou l'université que l'on fréquente ; l'usine, la ferme ou le bureau où l'on travaille. C'est là que chaque homme, chaque femme et chaque enfant aspire à l'équité dans la justice, à l'égalité des opportunités et à la même dignité sans discrimination. Si dans ces lieux les droits sont dénués de sens, ils n'en auront guère davantage ailleurs. Si chacun ne fait pas preuve du civisme nécessaire pour qu'ils soient respectés dans son entourage, il ne faut pas s'attendre à des progrès à l'échelle du monde ».
 

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