Députée de la Drôme
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Les amoureux m'écrivent

L'amendement des amoureux

De nombreux messages par mail ou Facebook ou Twitter. Des situations douloureuses, incomprises.

Extraits:

"J'ai 73 ans, j'habite dans les Hautes Pyrénées. Mon ami a 77 ans, il habite seul en Charente Il n'a pas pu me rejoindre la veille du confinement. Il espérait vraiment pouvoir le faire ce qui est très important pour sa santé puisque garder le moral est et ce d autant plus qu'il a été malade cette année Je ne peux personnellement pas quitter ma maison La solution était qu'il vienne chez moi en cette période angoissante ce qui ne comportait pas de risque particulier puisqu'il venait seul en voiture Nous sommes vraiment dans une sorte de désarroi même si nous comprenons la nécessité de précautions
Alors bien que votre proposition ait été rejetée je tiens à vous en remercier vraiment pour son humanité."

 

"Résident lillois très affecté par l’éloignement forcé de ma compagne parisienne en raison du confinement, _qui par malchance nous a cueillis au moment où nous allions nous retrouver après un mois sans nous voir_ je m’étais réjoui comme elle de l’espoir suscité par l’annonce de votre amendement, dont nous vous félicitons et remercions d’avoir eu l’idée.
Quelle ne fut pas notre déception d’apprendre son rejet, mais surtout notre consternation, pour ne pas dire plus, d’entendre en direct sur France Inter la légèreté primesautière du Ministre de l’Intérieur sur ce sujet pourtant très sérieux et douloureux pour ceux qui le subissent.
Est-ce sans appel ?
Ne sommes nous pas au-delà des limites de la Constitution avec cette interdiction de vivre librement sa vie de couple ?"

 

"(lettre adressée au Président de la République dont je suis en copie) A l’instar des entreprises qui ont l’obligation légale de produire un document unique d’évaluation des risques afin de protéger leurs employés dans la prise de décision, le gouvernement a t-il véritablement pris en considération le rapport bénéfices / risques des mesures de confinement et de dé confinement progressif? Je ne suis pas ici en train de nier la légitimité du confinement dans la lutte contre la propagation du virus mais je m’interroge sur la pertinence de sa durée, de ses modalités , de son application, ses conséquences morbides de terrain et aussi sur le manque d’intérêt possible vis à vis des autres solutions. Je n’ai pas la prétention de vous faire la leçon ou une quelconque morale mais je voudrais être certaine que «le médicament» n’est pas plus dangereux que le «mal»....

L’homme n’est pas un être solitaire, il ne se construit ni ne survit à son environnement sans attachement et relations sociales, la recherche de cet attachement est même conditionnée par ses gènes selon certaines études scientifiques. L’isolement social est un important facteur de risque de mortalité prématurée. Ce lien étroit entre la psychologie et la physiologie des individus est particulièrement bien documenté en ce qui concerne les relations sociales et d’attachement. Le réseau d’interactions sociales, telles que les relations interpersonnelles familiales, amicales et de couple, représente un des plus importants facteurs prédictifs du bonheur et de la santé des individus de notre société. Les études sont unanimes, l’absence de relations sociales adéquates exercent une influence négative sur la santé des citoyens : dépressions, conduites déviantes et suicidaires, diminution de l’espérance de vie, développement de pathologies morbides, augmentation des accidents mortels, vulnérabilité aux infections exacerbée etc....Les données acquises depuis plusieurs décennies soulignent que l’isolement et de la solitude ont un impact comparable aux facteurs de risque reconnus tels que l’obésité, la sédentarité, l'hypercholestérolémie, le diabète de type 2 et le tabagisme. Au delà de conséquences neuropsychologiques telles que la dépression, les troubles cognitifs , les phobies sociales et la démence, l’isolement social est vécu par le corps comme une agression physique à laquelle il répond par l’activation de mécanismes de défense physiologiques tels que l’augmentation de la tension artérielle, du rythme cardiaque, des taux de cortisol et de fibrinogène, le développement de processus inflammatoires et l’abaissement de la réponse immunitaires aux infections. Ces facteurs augmentent par deux le risque de survenue d’accidents et maladies cardiovasculaires, ce risque étant majoré chez les personnes souffrant déjà de ces pathologies ou présentant d’autres facteurs de risques.
Recentrons nous sur nos objectifs de départ : confiner la population afin d’éviter l’engorgement des services de réanimation et sauver la vie de nos concitoyens. Est-on absolument certains d’avoir atteint ces objectifs? Connaît-on le taux de surmortalité hors Covid 19 dans les EHPAD depuis le début de la crise? A t-on une vue objective de l’évolution des décès dus aux infarctus, AVC, suicides etc depuis le début des mesures restreignant les interactions interindividuelles et sa modélisation sur les mois suivant ces restrictions drastiques? Dispose-t-on d’un état des pathologies potentiellement mortelles qui se sont aggravées durant cette période faute de poursuite des soins? A t-on une idée du développement des troubles psychologiques et psychiatriques dus aux conséquences de la privation des relations interpersonnelles? Je n’oublie pas non plus la souffrance des malades atteints du COVID 19 ni l’angoisse des proches et le désespoir des familles endeuillées qui pour la plupart d’entre elles n’ont pas été autorisées à assister aux funérailles de leur proche...
En d’autres termes. Monsieur le Président, t-on une vue objective de la mortalité collatérale, présente et future, pour se prévaloir d’avoir choisi la bonne orientation plutôt qu’une autre....?"

 

"J’ai rencontré Anna il y a un an et demi à Paris. Depuis, nous nous sommes vus autant qu’il nous était possible, elle travaillant dans la finance à Moscou et moi étudiant le droit à Paris.  Nous avons décidé de faire notre vie ensemble et, en décembre dernier, nous nous sommes fiancés à Moscou.

Nous avions pris rendez-vous à la Mairie de Montreuil pour la date du 7 avril afin de déposer un dossier de mariage. Nous avions prévu de nous marier en août, nous commencions à organiser la cérémonie, avions établi liste d’invités.
Malheureusement, les frontières extérieures ont été fermées entre temps et aucune date n’a été annoncé quant à la réouverture avec les États-tiers extérieurs à l’espace Schengen, dont la Russie.
Aujourd’hui, nous ne demandons qu’une seule chose : pouvoir nous retrouver
Votre amendement a été rejeté au motif des risques de « détournements »".
 
"Madame la députée,
Je tenais, au nom de beaucoup de personnes , vous remercier du fond du cœur pour cette demande que vous avez formulé pour un amendement des amoureux . Je suis consternée que certains ministres ne considèrent pas le couple comme un motif familial impérieux et surtout de leurs réactions! Pour ma part , je suis en couple depuis 17 ans avec un belge et pour des motifs professionnels , nous avons fait le choix de se voir tous les we . Nous avons respecté chacun dans nos pays le confinement. Cela fait deux mois que nous nous sommes pas vus , c' est une souffrance énorme . Je flanche totalement physiquement et moralement et se dire que nous devons encore attendre jusqu'au 15 juin voire plus , c'est absolument inhumain ! D' autant plus que pour la Belgique , le couple est un déplacement essentiel . Ou est l'Europe ?? Il y a une pétition sur chance.org intitulée : les oubliées du confinement ! Le déconfinement est fait pour la reprise économique et c 'est important mais ou est l'humain ? Je suis consternée de la non considération de mon pays ."
 
"Le déconfinement ne peut pas se faire sans fixer des règles et l'exercice n'est pas facile ; j'en conviens.

Mais comment accepter que des personnes vont pouvoir "remplir" les transports en commun, les commerces, se croiser dans les parcs... et qu'il ne puisse pas monter dans sa voiture, seul et en redescendre seulement en arrivant chez moi ? Il ne rencontrera personne et ici, nous continuerons à appliquer les geste de prudence dans la vie quotidienne.

Est-ce vraiment la population concernée par l'éloignement de conjoints qui risque de plonger le pays dans une seconde vague d'épidémie ?

La liberté citoyenne est bien mise à mal...

Mais que faire, à part enfreindre les règles ?"

 

 


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