Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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Presse

Le Dauphiné Libéré - Alexis Hennebelle - 25 février 2019

La députée LREM drômoise Mireille Clapot a signé une tribune dans Le Figaro le 13 février. Avec 85 autres députés, elle demande de remettre sur la table le débat sur la taxe carbone.

Vous avez signé le 13 février dernier cette tribune. Pourquoi vouloir le retour de la taxe carbone ?

« Je n’aime pas le terme taxe carbone. Je préfère fiscalité écologique, c’est beaucoup plus large. Il n’y a pas que les particuliers. Les entreprises, les collectivités, participent également à l’effort. On veut remettre cette fiscalité écologique au cœur des débats et qu’elle soit acceptable socialement pour diminuer le réchauffement climatique. »

Que proposez-vous de nouveau ?

« Nous sommes dans une réflexion. Nous prenons en compte ce que disent les gilets jaunes. Il ne faut pas que ça déstabilise les personnes qui ont un budget très serré. Mais il y a aussi des jeunes qui nous questionnent sur la planète qu’on leur laissera. On ne peut pas complètement renoncer à imposer les énergies fossiles. Le but n’est pas d’alourdir, mais de substituer à d’autres impôts. Il faut être transparent. Si nos concitoyens savent pourquoi ils paient, ils accepteront plus facilement. »

Emmanuel Macron ne soutient pas votre projet. Le regrettez-vous ?

« Je pense que chacun est dans son rôle. Il enregistre les mécontentements des gilets jaunes, c’est normal. Je suis députée, j’ai une responsabilité en votant les lois à un tournant historique pour notre planète. Je ne vois pas d’inconvénient à être force de proposition. Tout ça se fait collectivement, il ne faut pas faire reposer la politique de la France sur un seul homme. »

Vous prenez l’exemple de ce qui a pu être fait au Canada…

« C’est toujours intéressant de voir ce qu’ont fait les autres. La province de Colombie-Britannique a mis en place une taxe carbone. On aurait pu croire qu’il y aurait une levée de boucliers, mais les sondages ont montré l’inverse. Parce la population en a vu les bénéfices. C’est un exemple qui montre qu’une fiscalité, quand elle est bien menée, peut satisfaire les contributeurs. »

Mais est-ce que ce ne sont pas les plus défavorisés et les habitants des zones rurales qui vont en souffrir le plus ?

« Pour que cette fiscalité soit juste et acceptée, il faut accompagner ceux qui ont le plus de difficultés. C’est à ça que sert le chèque énergie. Dans les pays où l’électricité ne coûte pas cher, personne n’éteint les lumières en partant de chez soi, personne ne fait attention au chauffage. En revanche, un juste prix en aidant les plus fragiles économiquement, c’est vertueux, sans pénaliser ceux qui ont moins de moyens. »

C’est ça le plus dur ? Réussir à convaincre, notamment ceux qui ne peuvent pas se passer de la voiture ?

« Je suis très sensible aux problématiques de la ruralité. Je suis née dans une campagne perdue où on n’avait même pas une voiture par ménage. C’était compliqué pour se déplacer. Mais il faut adapter son comportement. La loi d’orientation des mobilités doit permettre davantage de transports en commun, de covoiturage, de déplacements à vélo. Il faut changer les comportements sans assommer, en incitant à réfléchir. Regardez ce qui a été fait avec les déchets. Il y a quelques décennies, personne ne faisait le tri. Maintenant, on composte, on réduit nos déchets, c’est rentré dans les mœurs. Ce ne sera pas immédiat, mais on doit tendre vers un changement de société. »


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