Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

Entrez votre texte ici

Presse

Le Dauphiné Libéré - Mireille Rossi - 12 septembre 2018

«La vallée du Rhône sans fruit ni légume, ça va ressembler à quoi ? » L’interrogation lancée par Jérôme Volle, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et président de la commission emploi, résume la peur des agriculteurs qui manifestaient hier à Valence. Postés sur le rond-point des Anglais, en pleine Nationale 7 et à deux pas de l’autoroute, venus de Drôme et d’Ardèche, ils ont choisi de sensibiliser le public plutôt que de le bloquer. Ainsi, après avoir déposé des arbres coupés le matin même au milieu du terre-plein, c’est à une distribution de produits locaux, et de tracts qu’ils se sont adonnés. 

Certains ont eu de l’ail, d’autres des melons, les plus malins pouvaient même s’amuser à faire des tours pour tenter le marché gratuit… Mais le but de la manifestation était de dénoncer le projet du gouvernement de supprimer le dispositif d’exonérations de cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d’emploi (TO-DE) afin d’unifier le système de réduction de charges patronales.

« 30 000 contrats saisonniers en Drôme et 15 000 en Ardèche »

« La France est un pays agricole et nos deux départements sont ruraux. Nos productions sont confrontées à la concurrence de l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne. Aujourd’hui, 40 à 70 % des charges sont celles de la main-d’œuvre des saisonniers et permanents. Il y a quelques années, des exonérations ont été mises en place, dont la TO-DE, qui permettait de baisser les charges sans toucher aux salaires des salariés. » Alors autant dire que l’annonce du retrait de cette aide a mis le feu aux poudres. « Ce sont 144 millions perdus pour les filières concernées. Et ça va augmenter de 25 % le coût des charges d’une exploitation. Si on ampute encore à ceux qui ont déjà du mal… » La casse risque d’être très sérieuse. « Dans la Drôme, ce sont 30 000 contrats saisonniers et 15 000 en Ardèche. L’impact de cette suppression sera de 8 millions d’euros pour la Drôme et de 4 pour l’Ardèche », ajoute Grégory Chardon, président de la FDSEA 26. Ainsi, précise Jérôme Volle, « après les manifestations de juin, le gouvernement a demandé au ministère de l’Agriculture de trouver une solution.  Mais il n’a plus de budget. On dit que le budget doit être pris sur celui de la France, pas sur l’agriculture ! » Et pour ce faire, assurent-ils, ils sont prêts à poursuivre les manifestations et dans toute la France.

L'info en +

Alerter les députés La semaine prochaine, les agriculteurs drômois donnent rendez-vous à leurs parlementaires sur une exploitation de Saint-Marcel-lès-Valence. La députée LREM Mireille Clapot a rappelé dans un communiqué qu’elle avait posé en août une question écrite au ministre de l’Agriculture afin de “l’alerter sur les conséquences financières d’une telle suppression et lui demander la position du gouvernement. Consciente qu’une telle mesure pourrait fragiliser l’écosystème dans les grandes régions arboricoles et viticoles où la main-d’œuvre est essentiellement temporaire”, elle assure de sa vigilance sur le dossier.


Articles similaires

Réalisation & référencement Faire un site web de politique

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.