Députée de la Drôme
Membre de la Commission des Affaires étrangères
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Dans le cadre de la restitution des contributions au grand débat national qui a eu lieu ce lundi 8 avril, le Premier ministre a exposé quels grands enseignements le Gouvernement en tirait.

 

 ^ Le grand débat national a débuté le 15 janvier et s’est achevé le 8 avril. Il a été organisé en réponse aux fortes tensions qui ont traversé le pays ces derniers mois, avec un objectif : créer les conditions d’un dialogue apaisé avec et entre les Français.

 

^  C’est un succès pour notre démocratie, grâce aux Français qui ont massivement participé pour réfléchir ensemble à l’avenir de leur pays :

  • Près de 2 millions de contributions sur la plateforme et 500 000 contributeurs uniques : ;
  • 500 000 participants à des réunions d’initiative locale (RIL) , soit 10 000 réunions en tout, qui se sont déroulées dans des conditions d’ordre public exemplaires _
  • Un cahier citoyen ouvert dans quasiment 1 commune sur 2 (plus de 16 000 au total), et il faut à ce titre saluer le rôle central des maires dans la réussite du débat.  &
  • Dans la 1ère circonscription de la Drôme, ce sont 514 personnes qui ont déposé des contributions libres sur la plate-forme, et j’ai moi-même remis une vingtaine de contributions dont j’ai été destinataire au secrétaire général de la Préfecture.

--- > Au total près de 1,5 millions de Français ont participé.

 

^  Le débat a été libre. Les garants en ont assuré la totale transparence, conformément à l’engagement pris. Toutes les données sont disponibles, et le resteront aussi longtemps que nécessaire. Elles offrent l’éclairage supplémentaire d’une expression inédite et massive des citoyens par rapport aux données que nous avions auparavant, notamment les sondages.

 

^  Ce qui se dégage, c’est un « immense besoin de justice et d’équité », avec 4 axes de consensus :

 

1. Fiscalité et dépenses publiques

- Une demande massive de baisse d’impôts, en priorité la TVA (pour 18% des contributeurs), et l’impôt sur le revenu (17%)

- Une préoccupation pour la maîtrise de la dépense publique, en particulier en matière de défense (28%) et de logement (22%)

- Une forte attente de transparence : 43 % des contributeurs souhaitent une meilleure information sur l'utilisation des impôts et taxes

 

2. Transition écologique

- Un sentiment d’urgence climatique : 62% des contributeurs à la plateforme estiment que leur vie quotidienne est touchée par le changement climatique

- Une volonté d’agir à l’échelle individuelle : 86% des contributeurs pensent pouvoir contribuer à protéger l’environnement, et 77% estiment que leurs actions en faveur de l’environnement peuvent leur permettre de faire des économies

- Un rejet de la fiscalité écologique : les Français sont prêts à agir pour l’environnement, mais pas en y étant forcés par de nouvelles taxes (58% rejettent la fiscalité « comportementale »)

 

3. Organisation des services publics

- Un besoin de proximité : près d’1 répondant sur 2 plaide pour un renforcement des fonctionnaires de terrain

- Une exigence de simplification, à la fois de l’organisation (les 2/3 des répondants ne savent pas qui fait quoi entre les différents échelons, et 86% critiquent le millefeuille administratif) et des procédures (près d’1 Français sur 2 a déjà renoncé à des droits ou allocations en raison de démarches trop complexes)

 

4. Démocratie et citoyenneté

- La demande d’une meilleure prise en compte de la volonté des citoyens, par le référendum local (80%, beaucoup plus que le référendum national : 53%), par l’introduction d’une dose de proportionnelle (74%) et par la prise en compte du vote blanc (69%)

- Une forte défiance à l’égard des élus et de la haute fonction publique : 86% des contributeurs sont favorables à la réduction du nombre de parlementaires, 64% considèrent que le non cumul des mandats institués en 2017 était une bonne chose

 

^Ces messages ont bien été reçus par la majorité ; l’enjeu est maintenant de les transformer en compromis démocratiques. Il reviendra au président de la République de donner les grandes orientations, puis au Gouvernement de travailler avec le Parlement, en lien avec les partenaires sociaux, les élus locaux et les associations.


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