Députée de la Drôme
Vice-Présidente de la Commission des Affaires étrangères
Membre de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

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Le président de la République a présenté ce matin au Musée de l’Homme la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Les 5 engagements de la stratégie pauvreté

 

  • Le Président a fixé clairement l’ambition de ce plan : « ne plus oublier personne. »

 

  • Il ne s’agit pas seulement de contenir la pauvreté par la redistribution, mais bien de transformer notre État-providence, notre système de protection sociale, pour « éradiquer la grande pauvreté » et faire en sorte que la pauvreté « ne se transmette plus par héritage ».

 

  • Pour atteindre cet objectif, le Président a appelé à la mobilisation nationale. La lutte contre la pauvreté est l’affaire de tous, ce que le Président a illustré en explicitant l’image de la cordée qu’il avait employée il y a un an : « la cordée, c’est la cohésion d’un pays. N’oublier personne, c’est dire aux premiers de cordée : n’oubliez pas les derniers. »

 

  • N’oublier personne, c’est d’abord lutter contre le déterminisme social, et pour cela intervenir dès la petite enfance, pour mieux « protéger et garantir les droits fondamentaux des enfants » (30 000 nouvelles places en crèche, tiers-payant pour la garde d’enfant, petits-déjeuners dans les collèges de REP+ ; développement de la tarification sociale dans les cantines).

 

  • N’oublier personne, c’est aussi être plus attentif à la situation des jeunes, qui sont les premiers frappés par la pauvreté (obligation de formation jusqu’à 18 ans ; généralisation de la Garantie jeune ; renforcement de l’aide sociale à l’enfance qui pourra se prolonger jusqu’à 21 ans).

 

  • N’oublier personne, c’est enfin permettre à tous de retrouver le chemin du travail, parce que c’est par l’activité qu’on a une place dans la société et qu’on sort de la pauvreté. Pour cela, le Président a annoncé l’ouverture de deux grands chantiers, en plus des mesures annoncées par la presse ce matin (simplification de l’accès aux prestations sociales, revalorisation de certaines prestations, aides à l’accès aux complémentaires santé) :

-  la mise en place d’un « véritable service public de l’insertion », qu’il faut construire avec l’ensemble des acteurs, et dont l’État sera le garant, car il est le seul à pouvoir assurer une protection universelle et égale pour tous, partout sur le territoire. « Nous devons ensemble, les départements, mais au-delà des départements, les communes, les agglomérations, les métropoles les régions qui le voudront, et le gouvernement, trouver la solution la plus intelligente qui permette de créer ce service public de l'insertion. »

- la rénovation de notre système de minima sociaux pour en finir avec le « maquis des prestations », le « cauchemar bureaucratique » qui fait que 30 % de ceux qui pourraient bénéficier du RSA n’en font pas la demande. Pour cela, le Président a demandé au Gouvernement de préparer la mise en place du revenu universel d’activité qui fusionnera le plus grand nombre possible de prestations (par exemple RSA, APL, prime d’activité...), de manière à garantir un socle pour tous, et devra être en même temps un vrai tremplin vers le retour à l’emploi.

 

  • Ces deux chantiers vont faire l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, associations, personnes en situation de pauvreté…) et devront se concrétiser dans un projet de loi qui sera présenté en 2020.

 

  • Au total, il s’agit d’une stratégie très ambitieuse, dotée de moyens importants (8 Mds € mobilisés sur 4 ans).

 

  • L’annonce de cette stratégie longuement préparée avec toutes les parties prenantes ne constitue pas un « tournant social ». Depuis le début, il y a « une unité de la politique du Gouvernement », qui est faite de trois projets indissociables :

- un « projet productif », parce qu’il n’y pas de redistribution possible s’il n’y a pas de richesse créée, pas d’émancipation possible sans une économie qui crée des emplois ;

-  un « projet éducatif », pour que chacun puisse être maître de son destin et qu’il n’y ait plus d’assignation à résidence.

- un « projet solidariste et humaniste », parce que la cohésion sociale est au cœur de la promesse républicaine qui est celle d’un pays comme la France.

 

  • Notre tâche maintenant est d’être à la hauteur de cette grande ambition. Le Président s’est engagé à réunir les acteurs tous les six mois pour assurer le suivi de la mise en œuvre de cette stratégie.

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